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Valeo se projette sur une croissance à deux chiffres dès 2019

Le démonstrateur du stationnement autonome de Valeo, au salon de Francfort 2017.

Valeo se projette sur une croissance à deux chiffres dès 2019

Après un premier semestre 2018 en hausse de 9 % du chiffre d'affaires et de 11 % de l'EBITDA notamment, Jacques Aschenbroich, le PDG de Valeo, a assuré que le groupe allait renouer durablement avec une croissance à double chiffre.

 

"Dès 2019 et pour les années qui vont suivre, nous allons afficher une croissance à double chiffre." Le propos tenu par Jacques Aschenbroich est sans équivoque. A l'occasion de la publication du rapport du premier semestre 2018, le 26 juillet 2018, le patron de Valeo s'est voulu confiant quant à l'avenir du groupe et ce, en grande partie, en raison de la forte poussée de l'électromobilité.

 

L'essor du véhicule électrique a eu une influence non négligeable sur le bilan des prises de commandes, notamment pour la coentreprise Valeo Siemens eAutomotive. Cette seule entité a généré 4,7 milliards d'euros de prises de commandes au cours du premier semestre 2018 (50/50 entre Europe et Chine), sur un total de 18,7 milliards d'euros, un chiffre en hausse de 5,9 % qui établit un nouveau record pour le groupe.

 

+4 % de marge opérationnelle

 

A taux de change constants, le chiffre d'affaires de Valeo, lors des six premiers mois, s'est élevé à 9,939 milliards d'euros, soit en hausse de 9 %. Le bilan du groupe détaille que la première monte isolée a généré 8,6 milliards d'euros, soit déjà 9 % de mieux qu'en 2017. Valeo a profité d'un très bon rattrapage au deuxième trimestre puisque le CA consolidé, à taux de change constants, a gagné 10 % sur la période (à 5,022 milliards d'euros).

 

Valeo marge toujours mieux, sans échapper à la pression contextuelle. Au cours du semestre, la marge brute s'est accrue de 3 %, à 1,998 milliard d'euros. La marge opérationnelle a quant à elle grimpé de 4 % pour s'établir à 755 millions d'euros. Une marge opérationnelle qui, une fois calculée avec les quote-part dans les coentreprises et sociétés mises en équivalence, accuse une baisse de 3 %, à 727 millions d'euros. La faute au versement des dividendes, explique-t-on chez l'équipementier français, dont le résultat net se montre en net repli de 10 %, à 453 millions d'euros.

 

Le bilan semestriel fait état d'un EBITDA de 1,341 milliard d'euros, soit 11 % au-dessus du niveau de 2017 et à 13,6 % du CA. A y regarder de près, des quatre grandes divisions qui composent le groupe Valeo, celle dédiée au confort et aux aides à la conduite continue de contribuer que les autres au chiffre d'affaires (14,9 % contre 14,1 % en 2017). Suivent les divisions Propulsion, à 13,9 % (+1,3 point), Visibilité, à 12,7 % (- 0,3 pt) et Thermique, à 12,3 % (+1,3 pt). "L'activité Visibilité s'est trouvée exposée aux fluctuations des prix des matières", explique la direction du groupe.

 

A ce titre, pour faire face aux tensions de marché, le groupe a engagé une politique de stockage d'une envergure exceptionnelle. Ce qui a eu pour effet de limiter la génération de fonds propres à 36 millions d'euros au terme du semestre, contre 99 millions d'euros un an auparavant. Toutefois, cela va se transformer en ventes dans les mois à venir, au point de laisser le PDG de Valeo penser que la trésorerie disponible atteindra la barre des 200 millions d'euros environ à fin 2018.

 

Poussée asiatique, stabilisation européenne

 

En gagnant 2 points, à 58 %, la part des pays émergents dans le chiffre d'affaires OEM de Valeo a continué de s'affirmer, aux dépens des Etats-Unis, qui passent de 12 à 10 %, à période équivalente. L'Europe se stabilise à 32 %. Si la Chine conserve 13 % d'une année sur l'autre, le reste de l'Asie pousse, grimpant de 3 points, à 18 %, à fin juin 2018. Le rebond des constructeurs coréens, dans un contexte géopolitique apaisé avec la Chine, n'est pas étranger à la performance.

 

Les marques asiatiques d'une manière générale pèsent désormais 33 % dans le portefeuille clients de l'équipementier (31 % en 2017), contre 29 % pour les allemandes (28 % en 2017), 18 % pour les américaines (20 % en 2017) et 14 % pour les françaises, dont Opel (15 % en 2017).  

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