Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page
Capgemini Invent décortique Smart Mobility Connect

Capgemini Invent décortique Smart Mobility Connect

Depuis le mois d'octobre, Capgemini Invent a concrétisé son action au service de la mobilité connectée. La division en charge de l'innovation commercialise une offre de prestation baptisée "Smart Mobility Connect", soit une marque ombrelle sous laquelle se trouvent trois niveaux de couverture des projets.

 

On peut parler de formalisation. Lorsque Capgemini Invent a rendu publique son offre Smart Mobility Connect, le 10 octobre dernier, il s'agissait de formaliser une proposition de valeur qui s'appliquait depuis près de deux ans. Toujours que cette formalité permet au cabinet de conseil de réunir sous cette marque ombrelle trois dimensions, la relation client, les véhicules et services connectés, et, enfin la constitution d'écosystème. Trois types de prestations à soumettre aux industriels et prestataires de services automobiles, respectivement sous les noms de Connected Customer, Connected Services and Products et Connected Ecosystem.

 

Qu'elles soient allemandes, américaines, françaises ou importées dans l'Hexagone, diverses sont les marques qui ont profité des conseils de Capgemini Invent, au cours des vingt-quatre derniers mois. "Il s'agit d'une offre mondiale, applicable dans tous les pays que nous couvrons", explique au Journal de l'Automobile Michel Guiga, le vice-président en charge de l'automobile chez Capgemini Invent, cette structure qui rassemble des consultants de Capgemini, des inventeurs et des analystes de données dans le but de réinventer les métiers. "Nous explorons les nouveaux usages, nous étudions les nouveaux comportements et les modes de consommation de services, et nous définissons des stratégies de modèles économiques pour nos clients", résume le cadre.

 

Le chemin de la téléphonie

 

Connected Customer part du constat que la relation client sera placée au cœur de toutes les stratégies de demain. Capter sa valeur constituera l'enjeu principal. De façon impartiale, Capgemini Invent travaille alors pour des constructeurs, des équipementiers ou d'autres. A titre d'exemple, on peut alors citer la collaboration avec PSA pour Free2Move ou celle avec Valeo pour Mov' InBlue. Dans les deux cas, l'utilisateur finale est touché directement. "Opérer des services revient à connecter les applications aux systèmes d'information des entreprises, note l'expert. Capgemini Invent a pour mission de créer les partenariats qui aboutissent à de nouveaux services."

 

Mais pour Michel Guiga il ne faut pas perdre de vue les grandes sociétés de l'informatique qui lorgnent le marché, à l'instar de Microsoft, qui sont les architectes de cette transformation digitale. Et le VP Automobile de se montrer convaincu de l'émergence des "Digital tier one", soit des équipementiers attachés à la digitalisation des services. "Ils auront des spécialités différentes et se placeront en couche intermédiaire", décrit-il par anticipation les futurs schémas standardisés. Ceux-ci doivent instaurer des passerelles avec les véhicules connectés. Ce qui ouvre la porte à la deuxième division, Connected Services and Products.

 

Concrètement, il s'agit dans ce cas, à partir de données et observations, d'identifier les domaines à fort potentiel qui dicteront le développement de nouveaux produits et services connectés et conçus pour accroître la satisfaction client en les rendant accessibles via les différents canaux et personnalisables. "La croissance des services va connaître une véritable accélération avec les futures infrastructures, puis s'en suivra la stabilisation", partage son avis personnel Michel Guiga, faisant une analogie avec l'industrie du téléphone portable : "80 % de l'usage concernait des appels, maintenant ce sont les services et applicatifs qui pèsent 80 % de l'utilisation. L'automobile va prendre ce chemin, même si cela prendra du temps car la complexité est bien supérieure."

 

Les constructeurs doivent prendre garde. La connectivité ne rime pas avec une course au volume, mais avec une quête de la valeur ajoutée. Des programmes ont démarré, embarquant l'expertise de Capgemini Invent. "Nous suivons l'idée que des services existants peuvent gagner en valorisation si nous parvenons à les intégrer dans le véhicule", laisse entrevoir Michel Guiga. A ce jeu, le badge de télépéage est une carte à abattre, tout comme le règlement du stationnement. Sur ce dernier point, Porsche expérimenterait Pay by Car, l'équivalent de PayBayPhone intégré dans le système embarqué, que Honda avait exposé au CES 2017.

 

Ecosystème et MaaS

 

Last but not least, la division Connected Ecosystem. Pour comprendre son intérêt, Michel Guiga reprend une illustration récente des besoins, celle de BlaBlaSure, la combinaison des savoir-faire de BlaBlaCar et Axa Assurance. "On voit que les partenariats sont devenus des standards et que des compétences se fédèrent, relève l'expert. Il faut les bons partenaires pour concevoir des chaînes de valeurs intégrales." Capgemini Invent vient alors "matérialiser les processus sous forme de plateforme au service des clients". En somme, Connected Ecosytem doit permettre aux entreprises de définir leur positionnement futur au sein de la chaîne de valeur digitale et de concrétiser leur vision via des modèles économiques et opérationnels agiles.

 

Ce qui doit placer l'automobile sur les rails du MaaS (Mobility-as-a-service), en prenant en compte les ultimes – mais lourdes – barrières à lever. En effet, pour le consultant de Capgemini, il reste à faire passer l'industrie d'un schéma de commerce de produit à celui d'une activité de vente de services. Ce que l'on peut admettre comme largement engagé chez les OEM. "Mais il faut aussi comprendre qu'une automobile deviendra un simple composant d'un réseau de transport, souligne Michel Guiga, ce qui est loin d'être le cas."

 

Notons, pour finir, que Capgemini mène en parallèle un projet collaboratif, Trusted Car. Cette initiative, dont la première expérimentation est en cours, cherche à fédérer des entreprises automobiles autour d'une vision futuriste des modèles économiques. A ce stade, il manque encore des acteurs pour donner du poids à la plateforme, et les recrutements vont bon train. Six mois de développement supplémentaires s'enchaîneront avant une commercialisation prévue au cours de l'année 2019. "La tournée organisée dans le cadre de Trusted Car et les entretiens menés pour le livre blanc de France Autotech m'ont appris une chose : chacun regarde les MaaS avec son propre historique. Personne ne cherche à se projeter dans un monde nouveau", regrette le VP Automotive de Capgemini Invent.

Ajouter un commentaire
 
Pour laisser un commentaire,  
 Inscrivez vous 
Plus d'articles
Les concessionnaires peinent toujours à récupérer l'argent des primes à la conversion

Le gouvernement traîne toujours des pieds pour rembourser les distributeurs de l'avance réalisée pour les primes à la conversion. Pourtant, fin septembre 2018, 85 millions d'euros avaient été débloqués.

Mercedes-Benz entame une grande transformation de son réseau de concessions

Mercedes-Benz met son réseau mondial sur la route de la digitalisation avec de nouveaux standards pour ses concessions. Como, un des importants distributeurs de la marque en France, a été l'un

Paris et Renault officialisent leur union

Comme attendu, la Ville de Paris et le constructeur tricolore ont posé les bases de l'après Autolib. D'ici septembre, Renault déploiera dans la capitale une nouvelle offre de mobilité combinant un service

Rendez-vous en 2018

Votre newsletter quotidienne fait une pause hivernale. La rédaction du Journal de l'Automobile vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année. Retrouvez-nous dès le 2 janvier 2018 !

Peugeot sur la piste des Genius

Une expérimentation a lieu dans le réseau français de Peugeot. Sur un modèle proche des Genius de BMW, la marque souhaite évaluer la pertinence de conseillers en amont du parcours d'achat.

Mitsubishi se positionne déjà dans l'Alliance Renault-Nissan

Depuis le Tokyo Motor Show, Mitsubishi a précisé les contours de son intégration dans l'Alliance, son apport s'articulant notamment autour de quatre axes. Trevor Man, COO de Mitsubishi Motors nous en dit .

 
Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page