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Mercedes-Benz Classe A berline : la famille s’agrandit

Mercedes-Benz Classe A berline : la famille s’agrandit

Mercedes-Benz étoffe sa gamme avec un tout nouveau modèle, la Classe A berline. Même si les modèles tricorps souffrent d’un manque de notoriété flagrant en France, ce dernier-né pourrait toutefois receler quelques arguments aux yeux, notamment, des professionnels.

 

La bonne santé de Mercedes-Benz repose sur deux vérités, d’autant prégnantes sur le marché national : le succès de sa Classe A, qui ne représente pas moins de 50 % des ventes en France, mais aussi celui, globalement, de sa gamme de compactes. Cette dernière, qui a par ailleurs donné un sacré coup de jeune à la moyenne d’âge de la clientèle, ne pèse pour pas moins de 30% des ventes en France, 20% à l’échelle mondiale. Dès lors, il semblait plutôt logique pour Mercedes-Benz que de vouloir exploiter le filon au maximum. C’est bien ce que fait la marque en lançant sa Classe A berline soit une Classe A quatre portes, qui, avec ses 4,55 m de long, vient se placer entre la Classe A compacte (4,42 m) et le CLA (4,69 m).

 

Au regard de ces informations, il serait illogique de ne pas prédire un avenir radieux à ce nouveau modèle. Oui mais voilà, en France, les berlines tricorps, ça ne passe pas, largement reléguées au détriment des modèles à hayon. Il n’empêche que ce nouveau modèle peut se prévaloir de certains arguments par rapport à la compacte et au coupé. Des arguments qui pourront notamment séduire les professionnels et du côté des particuliers, une clientèle « âgée et traditionaliste » que celle du CLA coupé, selon les mots de la marque à l’étoile.

 

Habitabilité au rendez-vous

 

Si les berlines à hayon ont supplanté celles à coffre, soit pour certains, pour des raisons de praticité, et pour d’autres, pour des raisons esthétiques, la Classe A berline ne souffre pourtant pas d’un physique ingrat. Alors que la face avant, à quelques détails peu perceptibles pour un œil peu entraîné, se révèle strictement identique à celles des Classe A et CLA, c’est logiquement à l’arrière que le version berline se démarque. Malgré l’ajout d’une malle, le modèle a réussi à conserver des formes plutôt équilibrées et harmonieuses. A l’intérieur, pas de surprises, puisque cette berline est dotée de la même planche de bord, du même combiné d’instrumentation numérique 10’’ dont bénéficient les Classe A et coupé CLA, ainsi que l’écran central tactile, de 10’’ lui aussi, commandé soit par des pavés placés sur le volant, sur la console centrale ou encore via commande vocale, et, pour les patients, gestuelle.

 

En termes d’habitabilité, si la Classe A berline ne tient évidemment pas la comparaison face à la Classe C, elle peut en revanche se targuer d’être hospitalière pour les passagers, notamment arrière, par rapport à un CLA pourtant long de 14 cm. L’avantage est pris grâce aux 4 cm d’espace vertical supplémentaires par rapport au coupé, logiquement pénalisé par sa ligne effilée. Pas question en revanche d’accueillir une troisième personne à l’arrière à cause du tunnel de transmission. A noter également que la berline conserve strictement le même empattement que le coupé, soit 2,73 m. Difficile dans ce cas de bénéficier d’un espace aux jambes aussi convaincant qu’une vraie berline. Côté capacité de coffre, la berline, avec 420 l, fait mieux que la compacte (370 l), mais moins bien que le CLA (460 l). Sans compter l’aspect praticité de la malle par rapport au hayon, laissé à l’appréciation de chacun.

 

Quatre finitions dont une Business

 

Le catalogue se décompose en trois finitions Style Line, Progressive Line, AMG Line auxquelles s’ajoute une version Business. En entrée de gamme Style Line, la berline s’avère correctement équipée. On retrouve notamment la climatisation automatique, la caméra de recul, le détecteur de pluie, le régulateur et limiteur de vitesse, le freinage d’urgence assisté actif, l’avertisseur de franchissement de ligne, et, pour le côté technologique, le système de commande vocale, l’assistant MBUX. Ce n’est de toute façon pas cette finition qui sera préférée par les acheteurs qui s’orienteront plutôt vers les finitions cœur de gamme comme la Progressive Line, enrichie de l’écran central 10’’, de la navigation, du pack de stationnement avec radars de stationnement avant / arrière. Ou même vers la finition haut-de-gamme AMG Line, surtout caractérisée par des éléments esthétiques différentiants. Il faudra en revanche piocher dans la liste d’options pour bénéficier d’un panel d’ADAS étoffé.

 

Côté catalogue moteur, la berline est proposée avec les mêmes blocs que la compacte, soit, en essence, quatre propositions, le A 180 de 136 ch avec boîte manuelle six rapports, puis de l’A 200 de 163 ch avec boîte à double embrayage sept vitesses, suivi du A 250 4MATIC (224ch BVA7) et de l’AMG 35 4MATIC (306 ch, BVA7). En diesel, seul un bloc est disponible, le 180 d de 116 ch avec boîte à double embrayage 7 rapports. Ce dernier, qui devrait d’ailleurs représenter le gros des ventes en France, suffit à animer le modèles et ses 1455 kilos sur la balance, lui conférant même un certain dynamisme avec de belles reprises à bas régime. C’est à haut régime que la tâche se complique un peu, avec une boîte automatique qui a parfois du mal à suivre le rythme. Dommage, sachant qu’elle devrait pourtant représenter entre 60 et 70 % des ventes, toutes configurations confondues.

 

A partir de 29 650 euros

 

A finition et moteur équivalent, la différence de prix entre la compacte et la berline se limite à 650 euros, à l’avantage de la compacte, tandis que, en termes de loyer, l’écart se traduit en une dizaine d’euros. Ce qui donne, en entrée de gamme, avec l’essence de 136 ch, un ticket d’entrée à 29 650 euros. L’AMG A 35 coiffe la grille à 51 400 euros. Côté diesel, le ticket d’entrée s’affiche à 33 200 euros en Style Line à 38 050 euros pour l’AMG Line en passant par 36 400 euros en Progressive Line. En Business, comptez au minimum 31 500 euros en essence et 35 100 euros en diesel.

 

 

 

 

 

 

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